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Accueil > Espace Professionnel > Revue de presse > Stress et variation de niveau sécretoires enzymatiques salivaires

Le stress provoque une variation des niveaux sécrétoires enzymatiques salivaires

Résumé d'une étude de l'Université d'Osaka ( Japon ) Voir l’article original  

La salive étant un fluide facilement accessible, et reconnue comme comportant un grand nombre de marqueurs biologiques, les auteurs d’une étude de recherche au Japon se sont servis de ce véhicule pour examiner combien le stress ou le repos et la quiétude se reflétaient au cœur des sécrétions protéiques de la salive.

Après avoir « testé » les sujets selon les paramètres dits de sensibilité à l’anxiété, les chercheurs ont capté de la salive après projection d’une vidéo reposante, ensuite, ils ont procédé à la projection d’un film épouvantable pour un non initié, qui relate la chirurgie de greffe cornéenne.

Durant 15 minutes, des échantillons de salive sont alors prélevés toutes les 3 minutes et analysés du point de vue de la concentration des amylases et des cortisols.

On observe dans le premier quadrant de 3 minutes, une élévation des amylases très significative, et collant parfaitement au profil du sujet exprimé dans l’indicateur d’anxiété.
Les niveaux de cortisol augmentent singulièrement, mais avec un temps de latence suffisamment grand pour que l’amylase seule soit retenue comme indicateur véritable et fiable du stress ressenti

L'enzyme amylase salivaire est donc en étroite relation avec le niveau de stress.

Petit rappel sur le rôle de l'amylase salivaire : Une des fonctions de la digestion est de découper l'amidon pour que l'intestin puisse l'assimiler sous forme de sucres. Notre appareil digestif dispose de " pinces coupantes " qu'on appelle amylases (enzyme) pour faire ce travail de découpage.

L'amylase salivaire, sécrétée surtout par les glandes parotides comme par les glandes sous-mandibulaires est classiquement impliquée dans la digestion des hydrates de carbone, son rôle est vraiment minimal au niveau de la cavité buccale, si ce n'est pour les aliments restés prisonniers de sites rétentifs, et la conversion des amidons profitera alors principalement à la plaque dentaire. En effet, le bol alimentaire est rapidement dégluti pour parvenir dans l'estomac, où, du fait du pH peu élevé et de la présence d'enzymes protéolytiques, l'amylase va avoir une efficacité très réduite.

Le stress provoque une hypersécrétion de cortisol mesurable dans la salive.
Le taux de cortisol est inversement proportionnel à la densité minérale osseuse chez les femmes après la ménopause. La dépression et le stress chez la femme en post-ménopause favorise la déminéralisation (ostéoporose, parodontose, etc ….). Voir l'article original

 


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